On connaît tous ce moment.
Une idée surgit, vive, colorée, presque tactile. Pour moi, c’était l’envie soudaine de sortir tout mon stock, de choisir les billes, les rubans, mes plus beaux tissus et de préparer un espace dédié à la création de mini-œuvres textiles. L’idée était là. Il ne restait plus qu'à installer une table en plein milieu du salon pour que l'inspiration ait enfin sa place et que je puisse profiter de la lumière!
Pourtant, entre l'idée et le premier assemblage des matières, il y a un fossé.
Le confort de l'immobilité
Parfois, passer à l’action ressemble à une montagne. Soyons honnêtes : il est tellement plus rassurant de rester assis. Le confort du canapé ne demande aucune énergie. C’est une zone de sécurité où l’on ne risque rien, ni l’échec, ni la fatigue. On regarde l'idée de loin, on la caresse du regard, mais on ne bouge pas. On procrastine, on attend « le bon moment ».
J’ai appris récemment que le cerveau est alors en mode d’économie d’énergie= la procrastination!!! Car le cerveau n'a pas évolué depuis 300 000ans. Ça c'est une autre histoire!
La politique des petits pas
J’ai compris que pour vaincre cette résistance, il ne fallait pas viser l’œuvre finale tout de suite. Le secret pour moi, c’est la micro-action…et ce dans tout en fait....même le ménage.

Aujourd'hui, mon action n'est pas de terminer une pièce. C'est simplement de sortir une boîte, de fouiller son contenu et me rappeler ce que j’y avais mis. Demain, ce sera de choisir les fils, les breloques, etc. En posant cette table dans le salon, je ne crée pas encore, mais je prépare le terrain…. je me dis : « Dominique tu es prête ».
J’avance lentement, c’est vrai. Mais j’avance. Pour moi, c’est là que réside l’essentiel : voir que je suis en mesure de réaliser ce que j’ai en tête. Chaque geste, aussi petit soit-il, réduit la distance entre mon rêve et la réalité. Et c’est encourageant.

Créer l’espace pour que l’idée respire
Installer cette table, c'est dire à ma créativité : « Je t'ai entendue, et je te fais de la place. » Ce n'est pas grave si le projet ne se termine pas en une heure…. loin de là!! L'important, c'est d'avoir brisé l’inertie, d’avoir répondu à cette idée qui se présentait. Une fois que le stock est sorti, que les textures se mélangent sous mes yeux, le plus dur est fait.

Et toi? Quelle petite action pourrais-tu faire, là maintenant, pour laisser entrer ta prochaine idée?
1 commentaire
Faire un mindmap ou un collage de ma prochaine vidéo et ensuite sortir le matériel: micro, lumière, décor et une bonne tasse de café. À partir du mindmap, je me fais des fiches avec lesquelles je commence des répétitions jusqu’à ce que je le sente jusque dans mes trippes. Après toutes ces étapes, je me prépare à enregistrer mais avant je prépare mon corps: relaxtions, exercices bucales et danse. Ensuite Go Go Go !