Une amie m’a déjà définie comme un papillon qui virevolte partout ou comme un petit papier de soie qui vole au gré du vent. Merci Joanne! C’est une image très poétique, n’est-ce pas ?
Elle a surtout mis le doigt sur ma réalité de créatrice : en art, j’explore, je teste, je me passionne, et je passe d’une idée à l’autre avec une curiosité insatiable. Cette pratique quotidienne me nourrit, mais il arrive parfois que la voie que j’explore s’épuise ou devienne moins attrayante.
Que faire quand l'élan s'essouffle ? Voici mes rituels pour recharger mes batteries créatives et laisser le vent souffler de nouveau.
1. La force de la "tribu"
Rien ne vaut une rencontre avec mes amies artistes. Nous partageons les mêmes questionnements existentiels et les mêmes blocages. Ces moments de discussion inopinés se transforment souvent en séances de brainstorming improvisées. Les idées fusent, on s’encourage, et j'en ressors toujours avec un boost d'énergie incroyable…. Et on a un fun noir!!!

2. Le nid à idées : Pinterest
Pinterest est pour moi une source de trouvailles éblouissantes. C’est un véritable nid d'inspirations, notamment pour les œuvres textiles qui me fascinent. Souvent, je pars d’une image trouvée au hasard, et je la laisse évoluer au fil de mon propre processus. Le résultat final me surprend presque toujours !
ouiiii j’y suis aussi!

3. Le rendez-vous annuel : #The100DayProject
Depuis 2018, je participe à ce défi créatif. S'il m'a fallu deux ans pour réussir à le compléter, c'est aujourd'hui un moment que j'attends, que je prépare et que j'apprivoise avec soin. Chaque année, ce projet révèle de nouvelles passions et change littéralement le cours de ma pratique artistique. C’est une aventure de persévérance qui porte ses fruits.

4. S’imprégner de l’ailleurs
Musées, expositions, foires ou marchés... S'exposer au travail des autres créatifs est un stimulant essentiel. C’est comme si toutes ces visions du monde venaient s’agglutiner dans mon cerveau pour former un nouveau champ d’idées. Voir "l'ailleurs" permet de pimenter ce sur quoi je travaille actuellement.
ici à l’exposition d’Escher

5. L'art de ne rien faire
Enfin, il y a ces moments où il faut savoir s'arrêter. Prendre une pause, changer d'air, et laisser mon processus créatif respirer un peu. Car, avouons-le, mon cerveau ne prend pas souvent de vacances ! Parfois, le meilleur moyen de retrouver le "flow", c'est de s'autoriser un silence radio.

Et vous ? Êtes-vous plutôt du genre à planifier chaque étape ou à virevolter comme un petit papier de soie ? Quelles sont vos astuces quand l'inspiration semble jouer à cache-cache